Gbagbo demande l'allègement des sanctions - 29-09-2007
Pour le président ivoirien, cette demande de levée partielle de l'embargo sur les armes ne concerne que les armes destinées au maintien de l'ordre. Laurent Gbagbo s'appuie sur les accords de Ouagadougou pour justifier cette requête, en affirmant que les policiers et les gendarmes ivoiriens ne peuvent utiliser des armes de guerre.
Quant à Charles Blé Goudé et Eugène Djué, tous deux responsables de la mouvance patriotique, Laurent Gbagbo explique que ces « jeunes gens », selon ses propres termes, s'investissent dorénavant dans la paix.
Selon des diplomates chargés du dossier ivoirien à New York, les requêtes du président ivoirien ont peu de chance d'être satisfaites, du moins à court terme. « Il faut voir comment la situation évolue, avant de lever les sanctions et l'embargo », affirme l'un d'eux.
Laurent Gbagbo avait des relations très tendues avec l'ancien secrétaire général Kofi Annan. Aujourd'hui elles sont toujours aussi difficiles, comme en témoigne les laborieuses tractations pour la désignation d'un représentant de l'Onu en Côte d'Ivoire. Les Ivoiriens ont récusé plusieurs personnalités proposées par les Nations unies.
Le bras de fer est terminé, car Laurent Gbagbo a annoncé, au cours d'une conférence de presse à New York, qu'il était parvenu à un accord sur un nom avec le secrétaire général Ban Ki-moon. Un nouveau représentant des Nations unies est donc attendu à Abidjan